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Dernièrement en Normandie

Sur la scène de JAZZ pour 80 jeunes musiciens normands

Sur la scène de JAZZ pour 80 jeunes musiciens normands

Dimanche 6 mai, dans le cadre de la 37ème édition de Jazz sous les Pommiers, la grande salle Marcel Hélie accueillait un concert inédit : Alban Darche et l’Atomic Flonflons Orchestra. Spécialement créée pour l’occasion, cette formation associait l’Orphi Cube – le nonet du célèbre saxophoniste Alban Darche – et près de 80 musiciens amateurs, issus des écoles de musique ou conservatoires de la région. Retour.

Un projet ambitieux

« Je ne voulais pas que cela soit anecdotique, mais que tous fassent vraiment partie du spectacle » souligne Alban Darche. Compositeur, arrangeur, saxophoniste, improvisateur… l’artiste international aux multiples casquettes est un adepte des projets transversaux. Alors quand Thomas Dufter, professeur de saxophone au conservatoire d’Alençon et Mathieu Donarier, son compère saxophoniste de toujours, installé à Alençon lui aussi, lui proposent une création inédite avec plusieurs jeunes de la région, c’est avec enthousiasme qu’Alban Darche se greffe à ce projet ambitieux.

On a besoin d’eux, autant qu’ils ont besoin de nous. Ils vont se retrouver sur une grosse scène dans des conditions de professionnels. Alban Darche

Répétitions en dehors des cours, nouvelles partitions… « Je travaille avec Mathieu depuis toujours et le fait qu’il habite en Normandie lui a permis de faire le relais pédagogique pour faire bosser les enfants en amont. Je fais souvent des choses assez similaires, mais là, c’est gros, parce que c’est interdépartemental, cela demande à tous un gros investissement. » Un travail complet qui, au début, a quelque peu effrayé Hyppolyte, 16 ans, de l’école de musique de Coutances : « je n’étais pas trop sûr de vouloir le faire : c’était très exigeant. Mais je suis très content de l’avoir fait, c’est vraiment une super expérience. Je n’ai qu’une hâte, c’est d’être sur scène. »

Une création dédiée

Ce sont ainsi près de 80 musiciens amateurs, issus des écoles de musique de Coutances, de Saint-Hilaire-du-Harcouët et des conservatoires de Flers, Argentan et Alençon, qui se sont portés volontaires pour composer l’Atomic Flonflons. A l’image d’Emilie, 29 ans, inscrite au conservatoire de Flers : « C’est la première fois que je participais à un projet comme celui-là. C’est impressionnant parce qu’on est avec des professionnels, mais c’est très intéressant, on apprend beaucoup » note-t-elle, sourire aux lèvres. « Moi, c’est mon chef d’orchestre à l’école de musique de Saint-Hilaire-du-Harcouët qui m’a proposé de participer : comme j’ai déjà été plusieurs fois à Jazz, je n’ai pas hésité » affirme Mathilde, qui apprend la flûte traversière à Saint-Hilaire-du-Harcouët.

Je l’ai écrit pour que tout le monde puisse participer, des petits niveaux jusqu’aux professionnels. Alban Darche

A l’instar de leurs camarades, elles travaillent sans relâche depuis le début de l’année sur la partition créée spécialement pour l’occasion par Alban Darche, « Atomic Western », en six épisodes. Quatre répétitions d’envergure – deux à Flers, une à Alençon, et la veille à Coutances -  ont réuni l’ensemble des musiciens. « Même si tout le monde n’a pas forcément l’occasion de se poser parce qu’on est vite dans le travail des morceaux, cela créé des échanges et permet de partager la musique avec d’autres, et ça, c’est cool » s’exclame François, professeur de saxophone à Flers.

Concerts et salle combles

Dimanche 6 mai, devant une salle comble, tous prennent place sur la scène de la salle Marcel Hélie. Au programme, deux représentations inédites à 14h30 et 15h30. Après une mise en bouche de l’Orphi Cube qui démontre tout son talent, la version XXL avec l’Atomic Flonflons Orchestra exécute avec fougue et brio l’écriture exigeante et dense du saxophoniste. Six épisodes pour narrer l’histoire de Bobby Mc Duff, le cavalier sans tête, qui vient alerter les nouvelles générations des richesses dilapidées : notes dissonantes pour symboliser le monde en péril, puis transmission de savoir-faire, l’espoir renaît avec une conclusion épique et chorale, vivement applaudie par le public.

On est un peu plus timorés pour le premier concert, on ose un peu moins jouer avec le stress. François, saxophoniste

A l’issue des deux représentations, la joie est palpable. Alors, pas trop stressés, les jeunes ? « Avant de rentrer sur scène, on se sent tout petit, on se dit qu’on va jouer devant une salle pleine… mais on est un ensemble, donc si on fait une fausse note, ça ne s’entend pas forcément » confie Emilie dans un rire soulagé. « Je n’ai pas trop stressé parce que vu qu’il y a tout un orchestre, ça va » relativise Norma, 11 ans. A 13 ans et 7 ans de trompette derrière lui, Arnaud, de l’école de musique de Saint-Hilaire-du-Harcouët, assure, lui « qu’il n’était pas stressé », déjà habitué à se produire sur scène. L’excitation met un peu de temps à retomber, tous vont se retrouver pour fêter l’évènement, avant de retrouver notes et instruments pour l’ultime concert du mardi 15 mai, au Quai des Arts, à Argentan.

Le Festival en chiffres :

  • Record historique de fréquentation pour Jazz sous les pommiers : 41 000 billets émis ! (37 500 en 2017, 40 500 en 2015)
  • 3167 abonnés 
  • 8 jours, 20 lieux
  • 82 concerts, 50% d’artistes internationaux issus de 24 pays
  • 3ème festival de jazz en France en termes de fréquentation derrière Vienne et Marciac.

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