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Dernièrement en Normandie

CINEMANIA : « Le Québec se sent très proche de la Normandie depuis des décennies »

CINEMANIA : « Le Québec se sent très proche de la Normandie depuis des décennies »

©Cinémania

Du 1er au 11 novembre, Cinémania, festival de films francophones organisé à Montréal, fêtera sa 24ème édition, avec la Normandie en invitée d’honneur.

Rencontre avec Guilhem Caillard, directeur du festival.

C’est quoi Cinémania ?

C’est un évènement qui est axé sur la francophonie. Cinémania fait partie de cette famille de festivals de films francophones dans des territoires où la francophonie est quelque chose à défendre, à conserver. D’expérience, c’est un type d’évènements qu’on trouve plutôt à l’extérieur de la France. Il y a le festival de films francophones de Namur en Belgique, plusieurs évènements francophones existent également au Québec... Le seul qui s’est récemment créé en France est à Angoulême.

Quel est le principe ?

Chaque année, au début du mois de novembre – c’est une tradition à Montréal – on présente pendant 11 – 12 jours, une cinquantaine de films en primeur, c’est-à-dire ce que nous considérons comme le meilleur du cinéma francophone de l’année en cours.

Pourquoi mettre des régions à l’honneur ?

Jusqu’à présent, nous n’avons mis à l’honneur que des régions françaises par tradition. On met en avant une région parce qu’en France, le tournage des films est très décentralisé, beaucoup plus qu’au Québec. Ici, les films sont surtout tournés dans la région de Montréal, ou dans la région de la ville de Québec, tandis qu’en France, il y a énormément de tournages, de festivals dans les régions, dans les départements, dans les villes, les villages, de la Corse au Nord en passant par l’Alsace et les territoires d’Outre-Mer. Chaque territoire a quasiment son évènement cinématographique. C’est donc très intéressant de parler des régions et de leur implication. Et cette année, nous sommes heureux que ce soit la Normandie. 

Pourquoi ?

La Normandie est une région qui entretient des liens historiques avec le Québec. Les premières populations qui ont émigré au Québec venaient la plupart du temps de Normandie, du grand ouest. Nous avons aussi une histoire commune avec le Débarquement puisque nos soldats canadiens ont débarqué en Normandie.

D’un point de vue professionnel, quelles sont les forces de la Normandie ?

Ce qui nous accroche, nous, professionnels, ce sont les festivals normands : Deauville, Cabourg, Trouville… il y a aussi les Egaluantes, à Carentan, dans la Manche, qui met en avant les films tournés en Normandie.

Ensuite, la Normandie est très connue pour son gros réseau d’accueil de tournages : beaucoup de films sont tournés là-bas ! Il y a également, grâce à Trouville et son festival de courts-métrages, une grosse production et une relève de jeunes cinéastes qui se lancent dans la profession. Cette année, nous accueillons d’ailleurs une délégation jeunesse francophone, un jury. Parmi ses membres, il y aura un jeune cinéaste, Adrien Savary, qui s’est formé de manière autodidacte grâce à la fréquentation qu’il avait du festival de Trouville quand il était plus jeune. C’est super, cela veut dire vraiment que la Normandie forme des jeunes talents aussi à travers ses festivals.

Enfin, quand on étudie d’un peu plus près l’organisation de Normandie Images, c’est assez intéressant de voir toutes les activités menées, notamment en éducation à l’image. Cette année, nous organisons d’ailleurs pour la première fois une grande conférence qui va porter sur l’éducation à l’image au Québec. Tout cela fait que le Québec se sent très proche de la Normandie depuis des décennies. Cela faisait longtemps qu’on voulait le faire !

Comment cette mise à l’honneur transparait dans la programmation ?

Notre objectif est de faire une approche très transversale. On ne va pas dédier une petite case hermétique dans la programmation avant de passer à autre chose. L’idée c’est de faire en sorte que la Normandie soit saupoudrée dans l’ensemble de la programmation. Nous commençons par deux films. Un film tourné en Normandie, Sparring, avec Mathieu Kassovitz, de Samuel Jouy, qui est lui-même normand. Il a bénéficié pour la réalisation du soutien de la région à plusieurs niveaux. Cela donnera lieu à une mise en avant de la Normandie à cette occasion. Nous programmons également « Joueurs » de Marie Monge, qu’on « estampille » festival de Cabourg. Ce film a reçu le prix de la jeunesse, soutenu par la région Normandie. 

Nous recevons également Denis Darroy, le directeur de Normandie Images. Il va participer à notre marché professionnel axé sur la coproduction entre la France et le Québec. Des cinéastes, des producteurs, qui ont des projets qu’ils souhaitent voir aboutir viennent chercher au Québec des partenaires financiers et des partenaires créatifs. Il interviendra également dans notre conférence sur l’éducation à l’image pour nous parler de toutes les démarches qui sont mises en place en Normandie pour faire en sorte que nos jeunes voient du cinéma francophone.

Sans oublier la gastronomie puisque nous allons servir du cidre, des friandises qui viennent de Normandie lors de notre grand cocktail d’ouverture, le 1er novembre (n.d.l.r grâce à notre partenaire l’AREA Normandie qui fournit ces produits agroalimentaires normands)

On est ravis de tout cela, on a hâte !



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