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Mirage Make : Donner vie à vos contenus avec la réalité augmentée

Mirage Make : Donner vie à vos contenus avec la réalité augmentée

© Mirage Make

« Et si une simple feuille de papier pouvait vous transporter dans un nouveau monde » ? Cette base line, c’est celle de la start-up Mirage Make, cofondée il y a 6 mois par Bryan Recher et deux de ses plus proches amis, Marc-Aurélien et François. Leur idée ? Permettre à tous de créer soi-même du contenu numérique. Une facilité innovante, via une application globale, qui réinvente le QR code et redonne vie au papier, en seulement 3 clics. 

Rencontre avec Bryan Recher, CEO et co-fondateur de Mirage Make.

Mirage Make, c’est quoi ?

C’est une start-up de trois personnes, créée il y a 6 mois sous le statut d’auto-entreprise. J’ai deux associés bénévoles, Marc-Aurélien et François, qui sont mes plus proches amis depuis 12 ans : nous sommes tous trois Havrais, nous nous sommes rencontrés en cité U, à Rouen, dans les fameuses chambres de 9m2 ! Mirage, c’est pour Méthode d’Inclusion de la Réalité Augmentée dans la Gestion de l’Education. Nous sommes spécialisés dans la réalité augmentée en trois clics et le plus simplement possible, pour tous.

Quel est le principe ?

Nous voulons donner la possibilité à tous les professeurs de France et du monde, de créer de nouveaux contenus pédagogiques. L’idée est que tout le monde puisse créer du contenu numérique facilement et en trois clics, sans récolte de données. Sur l’éditeur présent dans l’application, il suffit de charger votre fichier : photo, vidéo, son ou un modèle 3D que vous trouvez sur internet assez facilement. Vous pouvez également lier chaque fichier à un son, un QCM ou autre dans les paramétrages. Au 2ème clic, un QR code est généré et au 3ème, il n’y a plus qu’à le scanner avec l’application pour faire apparaître votre contenu.

Quelles sont les possibilités ?

Il y a de multiples possibilités : de la réalité augmentée simple, c’est-à-dire avec des images ou des vidéos en 2D, que l’on augmente et auxquelles on va lier légendes, photos… ; ou de la réalité augmentée complexe, c’est-à-dire en 3D.

Nous proposons également un module « muséum virtuel » qui permet de mettre en valeur des créations artistiques d'une façon originale : il suffit de scanner le QR code pour entrer dans une interface virtuelle. La création est très simple, toujours en trois clics via l’éditeur : il y a 5 possibilités de charger des images, avec des textes, des QCM… puis le QR code se génère et il n’y a plus qu’à scanner.

La troisième possibilité, c’est le module « aide à la lecture », pour tout ce qui est dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, mais aussi pour les malentendants, les malvoyants… C’est un module qui permet d’entendre le texte, de le voir en simultané, de réduire ou d’augmenter la vitesse de lecture… aujourd’hui, des professeurs l’utilisent pour apprendre à la langue française à des enfants étrangers, en associant des mots du vocabulaire courant avec l’image correspondante. Par exemple, quand l’élève scanne le QR code, l’image d’une maison apparaît, puis le mot écrit, puis le son du mot « maison ».

En quoi est-ce innovant ?

Parce que c’est très simple, efficace, que cela s’adresse à tous et que c’est abordable : nous proposons pour le moment deux abonnements pour avoir accès à l’éditeur. Un abonnement « premium », à destination des professeurs, pour 35 euros par an, avec une utilisation complète des modules et un abonnement à 149,99 euros par an pour l’ensemble des professeurs et des étudiants d’un établissement. Et si l’établissement décide d’arrêter l’abonnement, tous les QR code générés par les professeurs sont accessibles par tous : l’application est gratuite, il est toujours possible de scanner. 

A qui s’adresse Mirage Make ?

On ne s’est lancés qu’en janvier et nous avons déjà près de 200 clients : des établissements français mais aussi des lycées internationaux, à Bangkok, Hong-Kong, Haïti et Chicago, qui sont détenteurs d’une licence établissement. Nous avons un partenariat avec la Région pour 20 licences et nous avons été conviés au Ministère de l’Education Nationale. Nous collaborons avec Microsoft depuis quelques mois, pour le déploiement de l’application aussi bien en France qu’aux Etats-Unis. Nous sommes en partenariat également avec des DANE, les Délégations Académiques au Numérique Educatif et les Libraires de l’Education. Les projets sont nombreux : ce que l’on souhaite, c’est apporter de la culture. 

Quels sont vos projets ? 

Nous sommes tous les trois complémentaires avec nos propres compétences : la gestion administrative et financière pour François, le technique et l’éducatif pour Marc-Aurélien et la compétence commerciale et partenariale pour moi. Malgré les demandes, on ne va pas aller tout de suite vers des projets industriels et privés. Ce n’est pas la vocation de Mirage : nos chevaux de bataille, c’est la culture, l’éducation et le handicap. Nous avons deux projets de lancés : un gestionnaire de QCM pour les professeurs, mais sans récolte de données. Mirage étant une application de scan, il n’y a pas besoin de s’identifier, ni de créer le questionnaire au sein de l’éditeur : vous ne rentrez que les réponses. C’est un gain de temps énorme. Nous travaillons aussi sur un assistant virtuel : un générateur d’erreurs et de résolution de problèmes à destination des enseignants scientifiques.

Marc-Aurélien, Bryan et François se retrouvent régulièrement aux Initiés, à Rouen, pour une session de travail intensive !  © Mirage Make

Pas trop dépassés par ce succès ?

C’est une belle aventure, très riche, très agréable à vivre, même si on dort tous très peu ! Imaginez, vous montez votre boîte et trois mois plus tard, vous vous retrouvez avec votre plus beau costume rue de Solférino au Ministère ! C’est palpitant de vivre ça entre amis : on s’aimait déjà beaucoup, on s’aime encore plus et quoiqu’il arrive, ça restera gravé. Mais aujourd’hui, nous n’en vivons pas : à 149 euros la licence, il faudrait beaucoup d’établissements… C’est pour cela que l’on compte sur des prescripteurs. Il y a également plein de choses à faire, avec la presse, ou les grands évènements qui arrivent, comme l’Armada. Mais ce que l’on veut avant tout, c’est apporter quelque chose. Vendre des licences pour que les gens ne l’utilisent pas, cela ne nous intéresse pas. Il faut que cela leur parle.

 

Mirage Make en bref :

  • Mirage Make s’adresse à tous ceux qui désirent augmenter une présentation, un document de travail ou une maquette de projet, et particulièrement au monde de l’éducation, enseignants ou élèves, qui pourront créer des productions valorisées par la réalité augmentée
  • La société a ainsi lancé un éditeur, grâce à une campagne de financement participatif sur Ulule, qui permet de créer ses propres contenus très facilement, en seulement trois clics
  • En 6 mois d’existence, la start-up rouennaise compte déjà près de 200 clients, dont plusieurs lycées à l’international, à Bangkok, Hong-Kong, Haïti ou encore Chicago
  • Depuis quelques semaines, Mirage Make collabore avec Microsoft pour déployer son application en France et aux Etats-Unis
  • Mirage Make est une start-up tournée vers la culture, l’éducation et le handicap : son application permet notamment d’aider les jeunes malvoyants, malentendants, dyslexiques, dyspraxiques, à la compréhension de textes, à faciliter la lecture, etc.
  • Bryan Recher sera présent le 2 juillet prochain au Havre dans le cadre des Journées d’Innovations pédagogiques Normandes, organisées par la Région. L’occasion de découvrir la technologie simple et innovante de cette start-up 100% normande !

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