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Finales nationales des Olympiades des Métiers : venez soutenir les candidats normands !


Finales nationales des Olympiades des Métiers : venez soutenir les candidats normands !

L’un est en 2ème année de DUT MMI (Métiers du multimédia et de l’internet), l’autre en 1ère année de DUT informatique. Vincent et Matthis, respectivement 19 et 18 ans, participeront, à l’instar de 65 autres Normands, aux finales nationales des Olympiades des métiers, du 28 novembre au 1er décembre prochain, organisées en lien avec la Région Normandie, à Caen.

Vincent Largillet défendra les couleurs de la région sur le web design tandis que Matthis Rivat, en duo avec Sviatolav Besnard, soumettra son savoir-faire en robotique mobile. Regards croisés.

Vincent, qu’est-ce qui te plaît dans le web design ?

Quand j’ai commencé le DUT MMI à Elbeuf, c’était plus dans l’optique de faire du graphisme pur. Mais grâce aux cours, j’ai découvert tout ce que l’on pouvait faire avec le web et cela m’a beaucoup plu ! Mixer le design de site et l’aspect graphique avec le développement pour présenter quelque chose de fini, de beau et bien fait, avec une bonne expérience utilisateur, c’est très complet !

Et toi, Matthis, pourquoi participer aux Olympiades ?

Au lycée, mon prof en STI2D (Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable), qui fait partie de l’organisation, nous a parlé des Olympiades. Cela m’a tenté, je ne préparais que le bac, je me suis lancé. Je n’imaginais pas que ça allait être un truc aussi énorme (rires). A force de trouver ça sympa, j’y ai finalement passé beaucoup de temps, ce qui m’a permis de bien préparer les Régionales et d’être qualifié pour les nationales. Cette finale est vraiment énorme et j’ai moins de temps pour les préparer avec l’IUT mais j’espère que ça va le faire quand même !

“C’est assurément une bonne préparation de gestion de projet !” Matthis

Pouvez-vous présenter vos épreuves ?

Matthis : C’est une épreuve en binôme, avec différents modules. Nous présentons un robot qui doit se déplacer dans un labyrinthe, prendre un objet et en ressortir. Le premier, c’est de réussir le défi demandé, en contrôlant le robot avec une manette. Ensuite, nous n’avons plus le droit de regarder le robot : on le déplace à l’aide d’une caméra et d’une manette. Pour finir, le robot doit aller chercher l’objet en totale autonomie, sans qu’on ne le contrôle. Ces trois modules sont déjà définis, on en aura un 4ème le jour de la compétition : l’idée sera de faire faire une tâche au robot le plus rapidement possible, temps de programmation compris.

Vincent : En web design, il y a également plusieurs modules. Il y a un module où c’est du design pur : je devrai faire une maquette juste avec des éléments graphiques du site donné. Puis il faudra faire de l’intégration web, avec les langages de base que sont le html et le CSS ; le 3ème module est plus technique puisque l’on doit notamment utiliser le javascript, qui sert principalement à créer des animations, des interactions avec l’utilisateur. Le 4ème module concerne le langage php. Il permet, par exemple, d’envoyer un formulaire de contact au mail défini et de gérer une base de données.

Sur quoi serez-vous notés ?

Vincent : Dans chaque module, il y a un barème de points. Il y aura des notes subjectives qui seront délibérées entre les examinateurs et des notes objectives : par exemple, en module design, si l’on a une très mauvaise organisation des différents calques des éléments graphiques sur Photoshop, cela peut nous coûter des points.

Matthis : Il y a des points pour la coordination d’équipe, pour vérifier par exemple qu’il n’y en a pas un qui fait tout et l’autre rien (rires). Il y a des points également sur notre choix du robot, sur la qualité du montage, sur le code et sur la rapidité d’exécution.

“Il faut montrer qu’on sait bien utiliser les outils, les placer au bon moment…”Vincent

Comment vous préparez-vous ?

Matthis : Une semaine sur deux depuis la rentrée, on se voit avec mon coéquipier pour préparer le robot. Nous avons réussi à tout mettre en place une première fois. On a vu tous les problèmes que l’on pouvait rencontrer. Mais le jour de la compétition, on devra réécrire tous nos programmes, donc tous les week-ends, on recommence les programmes en se chronométrant, en essayant de coder le plus rapidement possible.

Vincent : Moi je me prépare pas mal avec les cours ! On aborde des choses que je n’avais pas vues, ce qui m’aide à me préparer en amont. Sinon, je m’exerce chez moi en refaisant les sujets de l’année dernière.

Qu’est-ce que cette expérience vous apporte ?

Matthis : C’est assurément une bonne préparation de gestion de projet. Gérer un projet à deux, c’est un super entraînement. C’est un projet que l’on réalise en autonomie : mise à part la date de la compétition, toute la préparation se fait en autonomie. On gère les entraînements, on apprend à ne pas procrastiner, pour valider ses projets à temps.

Vincent : Il y a eu 4 moments forts où nous nous sommes tous réunis entre candidats normands dont trois qui nous ont servi à nous préparer physiquement et mentalement. On faisait du sport, de manière assez intensive, pour ne pas se relâcher et tenir le rythme. Sur le mental, nous avons eu beaucoup de conseils : comment fonctionne l’esprit, quelles sont les techniques de respirations, comment passer d’un état de stress à un état de confiance en soi en quelques secondes… J’ai énormément appris à gérer mon stress. Aller au bout, même s’il y a quelque chose qui ne va pas, se donner au maximum… Tout cela aide à changer notre regard dans la vie de tous les jours. Et même si cela dépend beaucoup du résultat, c’est un vrai plus sur le CV.

“Le jour de la compétition, on devra réécrire tous nos programmes” Matthis

Au-delà des finales nationales, l’objectif, ce sont les Worldskills (*les championnats du monde) ?

Vincent : Pour une première année… C’est un peu l’objectif de tout le monde mais faire une bonne performance me va aussi. Mon but, c’est vraiment de maîtriser l’épreuve, de montrer quelque chose qui me satisfait aussi. Donner mon maximum pour essayer de mettre tout ce que j’ai appris sur la table ; me confronter aux autres mais aussi partager : j’ai rencontré un autre candidat à Paris, on a sympathisé et continue d’échanger par rapport à tout ça. Cela a été l’occasion de rencontres.

Matthis : Quitte à participer aux Nationales, l’objectif c’est tout de même d’être qualifié. D’autant que je ne pense pas me représenter pour la prochaine saison, donc oui, l’idée est d’aller le plus loin possible et on verra bien si ça passe !

A deux semaines de l’évènement, pas trop stressés ?

Matthis : Pour l’instant, pas trop, mais la pression commence à monter. J’ai peur que ce que je sais faire chez moi, au calme, ne fonctionne pas le jour de la compétition. Que l’on n’arrive pas à montrer le maximum de nos capacités. Par exemple, pour les Régionales, on avait le droit d’apporter notre code, qui fonctionnait déjà sur le robot. Je n’avais qu’à le mettre sur la piste, et le faire démarrer. Mais cela n’a pas toujours été le cas, notamment parce que les conditions étaient légèrement différentes, à cause de l’éclairage. Les capteurs ne recevaient pas les mêmes valeurs…

Vincent : En web design, il y avait peu de candidats. En Normandie, les études MMI n’existent qu’à Saint-Lô et Elbeuf. Comme j’étais le seul en web design à avoir déposé ma candidature, cela m’a évité de faire les finales régionales. Ce n’est pas forcément un avantage : certains ont déjà eu la pression des finales régionales, ils savent ce que c’est, ils savent que cela sera pire aux finales…

J’ai un peu de stress par rapport au sujet, par rapport à ce que je vais devoir réaliser. C’est beaucoup d’apprentissage, de par-cœur. Il faut montrer qu’on sait bien utiliser les outils, les placer au bon moment, et ne pas avoir d’oubli bête. C’est ce qui me stresse le plus !

Bon à savoir :

  • Les Olympiades des Métiers sont une compétition exceptionnelle qui permet aux jeunes de toute la France et de tous horizons (apprentis, lycéens pro, étudiants, salariés…) de mesurer leur savoir-faire dans plus de cinquante métiers très divers, répartis en 7 pôles : Alimentation, Automobile et Engins, BTP, Industrie, Végétal, Service, Communication et Numérique.
  • Depuis dix ans, la Région Normandie a inscrit les Olympiades au cœur de sa politique régionale d’information et d’orientation, visant l’amélioration de la connaissance des métiers et des filières de formation.  Chaque année, elle accompagne ainsi un nombre croissant de jeunes participant à ce challenge, valorisant à la fois la performance de ces jeunes et la qualité des métiers.
  • Grâce à cet engagement, les Finales Nationales auront ainsi lieu cette année en Normandie, au Parc des expositions de Caen du 28 novembre au 1er décembre. Durant trois jours, 650 candidats représentant les 15 régions de France et d’Outre-Mer vont tenter d’intégrer l’équipe de France des Métiers qui participera à la compétition internationale Worldskills à Kazan, en août 2019
  • Chiffres clés : 67 candidats normands60 000 spectateurs attendus45000 m2 d’espace de compétition500 bénévoles !