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Normandy Welcome Day : La jeunesse internationale à l’honneur en Normandie


Normandy Welcome Day : La jeunesse internationale à l’honneur en Normandie

Ils étaient plus de 1000, jeudi 15 février, à fouler le sol du Carré des Docks, au Havre, dans le cadre du Normandy Welcome Day. Une journée spéciale organisée par la Région destinée à tous les étudiants internationaux, inscrits dans les parcours d’enseignements supérieurs normands. L’occasion de prendre le pouls d’un territoire à travers les yeux de la jeunesse du monde.

Des parcours supérieurs renommés

Après leur visite des lieux incontournables du Havre, les étudiants ont rendez-vous dans le vaste hall d’accueil du Carré des Docks. Natifs d’Albanie, d’Ukraine, de l’Equateur, des Etats-Unis, de Guinée, d’Espagne… ces Normands d’adoption, issus de près de 90 pays, sont aujourd’hui réunis pour une journée de découverte et d’échanges.

Pour la plupart d’entre eux, ils ne sont là que depuis quelques mois, pour suivre des études supérieures de commerce, d’ingénieur ou encore de sciences politiques. C’est le cas de Rafael et Walter, tout droit venus du Brésil et inscrits à l’ENSICaen, l’école des ingénieurs scientifiques. « Notre école au Brésil a un accord avec les universités » explique Rafael, dans un français parfait. « Un enseignant de l’ENSI est venu chez nous pour présenter la formation et les débouchés. » Conquis, les deux amis vont découvrir la Normandie pendant deux ans, avant de terminer leurs études dans leur pays d’origine.

Nous reviendrons peut-être pour faire une thèse

Par petits groupes, les étudiants errent à l’intérieur du vaste centre de congrès. Espace restauration, jeux gratuits, karaoké, découverte culinaire… dans la salle principale, des équipes s’affrontent sur scène dans un quizz 100% normand. Au stand de Normandie Attractivité, Santiago vient prendre quelques renseignements.

Cet Equatorien cherche notamment des informations sur les industries du territoire. « Je suis à l’ESIGELEC de Rouen depuis septembre. Je suis très intéressé par l’électronique depuis toujours et j’ai profité de ma connaissance de la langue française pour faire un master en France. » A 32 ans, il est déterminé à profiter de son passage à l’école supérieure d’ingénieurs en génie électrique, pour acquérir de l’expérience et découvrir la culture d’entreprise.

La Normandie, terre de diversité

Dans une salle annexe, autour d’un mange debout, quatre jeunes devisent avec animation en anglais. Tous sont à l’INSA, l’Institut National des Sciences Appliquées de Rouen. Originaires respectivement de Hongrie, Tunisie, Allemagne et Espagne, ils se nomment Szilvi, Sarra, Tim et Lucas. Quand on les questionne sur leur connaissance initiale de la Normandie, ils avouent leur ignorance. « Je savais qu’il pleuvait » lance, espiègle, Lucas. « Moi je ne connaissais que le camembert et le cidre » déclare Tim. « C’est une région agréable à vivre. A Rouen, nous sommes proches de la mer, pas loin de Paris, pour voyager, c’est plus facile » note Sarra.

Lucas, Szilvi, Sarra et Tim

Depuis leur arrivée, il y a six mois, ils explorent la région. Etretat, Omaha Beach et Caen pour Szilvi et Tim, Honfleur et Giverny en plus pour Lucas. Verdict ? « Il y a vraiment plein de trucs à voir, en une année on n’aura pas assez de temps » regrette Sarra. La jeune tunisienne estime que la richesse de la Normandie n’est pas encore assez valorisée à l’étranger : « c’est le caractère d’un territoire, il ne faut pas le perdre ! » S’ils ont été un peu surpris, au départ, de l’accueil réservé des Normands, ils se sont fait, depuis, beaucoup d’amis. « J’ai rencontré beaucoup de personnes super, c’est pour ça que j’aimerai toujours la Normandie ! » s’exclame Sarra. « Quand tu connais vraiment un Normand, il ne va pas te trahir : s’il est réservé au début, il sera sincère après » renchérit Lucas, qui résume : « en deux mots, la Normandie, c’est humide et chaleureux. »

Un ressenti que partagent Walter et Rafael. Le premier ne connaissait de la Normandie que son versant historique, via les plages du Débarquement. Il a découvert beaucoup plus. « Les villes sont plus petites par rapport aux grandes villes brésiliennes, mais il y a de meilleures infrastructures. Il y a beaucoup de choses à voir. » Quant aux relations avec les Normands, tous deux ont été agréablement surpris : « les personnes sont très gentilles, elles essaient souvent de parler anglais pour échanger avec nous. » 

Après les discours officiels dans la salle principale, place à la musique. Un DJ termine son set « Musiques du Monde » sous les applaudissements nourris. Lui succèderont dans quelques minutes, les harmonies vocales et autres nappes analogiques d’Aloha Orchestra, célèbre groupe havrais. Un point d’orgue réussi, que beaucoup d’étudiants auront du mal à quitter, en fin de soirée…